Amedeo de Souza Cardoso

Amadeo et Lucie de Souza Cardoso, Manhufe (PT) vers 1914-15

Amadeo et Lucie de Souza Cardoso, Manhufe (PT) vers 1914-15

en portugais

en espagnol

Redécouverte d’un artiste méconnu, comme il y en a tant ? L’exposition Amadeo de Souza Cardoso au Grand Palais (jusqu’au 18 juillet) intéresse, mais n’enthousiasme pas. Un artiste mort à 31 ans, qui, de sa vie d’adulte passa 8 ans à Paris et 4 au Portugal (où la grippe espagnole l’emporta en 1918); un hobereau de province du Nord reculé et traditionnel du pays, aux traits de viveur un peu las, qui vient découvrir la ville-lumière, la peinture et les femmes; un peintre aux inspirations médiévales, japonisantes, rurales et animalières, oscillant entre futurisme, orphisme (avec les Delaunay), et cubisme.

Amadeo de Souza Cardoso, Retour de la chasse, 1911, 30x64cm, Muskegon Museum

Amadeo de Souza Cardoso, Retour de la chasse, 1911, 30x64cm, Muskegon Museum

Du mouvement, de la vitesse, des couleurs affirmées, ce sont peut-être ses tableaux futuristes qui marquent le plus, comme ces chevaux qui se pressent et s’enchevêtrent.

Amadeo de Souza Cardoso, Titre inconnu (Montagnes), vers 1912, 100x100, Gulbenkian

Amadeo de Souza Cardoso, Titre inconnu (Montagnes), vers 1912, 100×100, Gulbenkian

Un amoncellement vibrant de collines très cézannien.

Amadeo de Souza Cardoso, Titre inconnu, vers 1916, 27x21cm, coll. part.

Amadeo de Souza Cardoso, Titre inconnu, vers 1916, 27x21cm, coll. part.

Et une abstraction colorée qui rappelle un peu Kupka. De belles illustrations aussi, dont la Légende de Saint-Julien L’Hospitalier de Flaubert. Une découverte intéressante, mais delà à le qualifier de « secret le mieux gardé de l’art moderne« , il y a un grand pas.

Photos 2, 3 & 4 de l’auteur

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Une réflexion sur “Amedeo de Souza Cardoso

  1. Assez d’accord avec ces réserves sur le prétendu artiste « majeur » – même s’il est tenu dans son pays pour l’initiateur de la modernité – ce qui peut s’expliquer par la multiplicité de ses sources et l’hétérogénéité de ses « styles ». Il n’en reste pas moins que, si l’on oublie la publicité, il y a dans l’exposition quelques toiles rafraichissantes, où les lapins ont des yeux de poissons et où les animaux vont par paires de manière assez énigmatique.

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