Sommaire juin-juillet 2022 et quelques livres

13 billets ce bimestre

4 juin : L’émir Abd el-Kader

5 juin : Marronage

6 juin : Sérénité arlésienne (Lee Ufan)

7 juin : Allemagne, années 20

22 juin : Marcel Mariën, surréaliste oublié

4 juillet : Arles 1 : le grand écart de Lee Miller, et autres expositions

6 juillet : Arles 2 : répétitions d’Estefanía Peñafiel Loaiza, et autres expositions

7 juillet : Arles 3 : les regards noirs de Frida Orupabo, et autres expositions

7 juillet : Arles 4 : la rigueur épurée de Lukas Hoffmann, et autres expositions

9 juillet : Arles 5 (et fin) : 12795 fois Barbara Iweins, et autres expositions

12 juillet : Arles 6 : les livres

17 juillet : Le périzonium, entre rigueur et poésie (Jacqueline Salmon)

18 juillet : Eugène Leroy, magique

Quelques livres

Couverture du livre, avec Hans Holbein, Vanitas, 1543, huile sur panneau, coll. part.

Michel Thévoz, Hans Holbein, Maniérisme, anamorphose, parallaxe, postmodernité, etc. , 2022, L’Atelier contemporain (Studiolo), 192 pages, 48 illustrations en noir et blanc). On connait Michel Thévoz surtout pour ses écrits sur l’art brut, mais sa bibliographie montre que ses intérêts sont plus larges. La collection Studiolo édite de petits livres passionnants (même s’il vaut mieux avoir un livre bien illustré à côté pour consulter les images détaillées des oeuvres en couleur), et j’en ai encore plusieurs à lire et commenter. Thévoz a écrit un texte abordant Holbein sous plusieurs angles, chacun des 22 chapitres étant une excellente vignette (Anachronisme, Gaucherie, Putain, Idiotie, Tumescence, Jouissance, …). On en retient quelques idées fortes, la distanciation de Holbein par rapport à ses sujets, son goût pour la perturbation dans l’image, voire la tricherie ou la résistance au sens, et, plus sujets à controverse, son postmodernisme et sa parenté avec Warhol.

Gustave Courbet, L’Atelier du peintre; 1855, huile sur toile, 361x598cm, Musée d’Orsay

Werner Hofmann, L’Atelier de Courbet, Macula, 2018 (éd. originale en allemand 2010), 172 pages, 31 illustrations (la plupart en couleur), préface de Stéphane Guégan. Face à cette immense toile de Courbet, l’historien d’art viennois Werner Hoffmann ne se contente pas d’en faire une analyse stylistique et historique, mais il replace la toile, ses protagonistes et son « allégorie réelle » dans l’histoire culturelle du XIXème siècle. Il y voit une inquiétude, un vacillement, et pour mieux les cerner, il part sur des chemins de traverse, des retables médiévaux à Marx et Proudhon, et aux surréalistes.

Couverture du livre, avec Joan Fontcuberta, Glitch, 2019

Joan Fontcuberta, Manifeste pour une post-photographie, Actes Sud, 2022, 80 pages, traduit de l’espagnol. Fontcuberta est non seulement un photographe toujours prêt à déconstruire la réalité, c’est aussi l’auteur de plusieurs livres théoriques de réflexions sur la photographie. Dans ce court manifeste, il questionne l’originalité et l’autorat de l’image, désormais dématérialisée et modifiable à volonté. Que penserait Walter Benjamin de Photoshop ? La profusion des images, leur immatérialité et transmissibilité, et leur résonance sociale constituent pour lui les fondations d’une post-photographie, qui ne joue plus de rôle mémoriel, ni de représentation véritable du réel, mais qui est marquée par l’excès et l’accès. L’information est devenue un bruit, il n’y a plus de bonnes ou mauvaises images, mais seulement de bons et mauvais usages de l’image.

Livres reçus en service de presse

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