Sommaire août-septembre 2019

17 billets ce bimestre

1er août :           Arles 2 : Dictatures et libérations
2 août :               Arles 3 : recherches
3 août :               Arles 4 : Histoires
5 août :               Arles 5 : de tout un peu (avant-dernier billet en forme de conclusion)
15 août :            Arrêt des commentaires du fait du spam
4 septembre :   Arles 6 : Photographie brute, vers un peu de conhérence
6 septembre :   Jean Dubuffet, l’Européen sous un masque de barbare
7 septembre :   Original, copie, série (Daniel Blaufuks)
8 septembre :   Henry Darger, autrement
9 septembre :   Giorgio de Chirico, la Métaphysique continue
11 septembre : Emil Nolde, l’homme et l’artiste, le sombre et le clair : hystérie vertueuse
12 septembre : Censure transgenre : Darger n’est pas politiquement correct (Michael Bonesteel)
18 septembre : Niko Pirosmani, peintre prolétaire et réaliste inspiré
19 septembre : Berthe Morisot, l’entre-femmes
20 septembre : Les nus tristes de Vilhelm Hammershoi
22 septembre : Francis Bacon à Pompidou : le degré zéro de l’exposition *
29 septembre : Hassan Hajjaj, l’Arabe de service à la MEP

  • Cet article sur Bacon a été vu plus de 20 000 fois, alors qu’il n’avait pas été « remonté » sur le site du Monde.fr, un record

Livres reçus (hors catalogues d’exposition visitées et services de presse spécifiques) :

Arles, Les Rencontres de la Photographie, 50 ans d’Histoire  (La Martinière, 2019, 288 pages), sous la direction de Françoise Denoyelle. Ce livre est le reflet de l’exposition cet été sur les 50 ans des Rencontres : beaucoup d’anecdotes et peu de réflexion historique. On regarde les photos avec plaisir et nostalgie.

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Sommaire du trimestre mai-juin-juillet 2019

En espagnol.

24 billets ce trimestre

3 mai : Sur le modèle noir, le regard de l’artiste blanc
4 mai : Jean-Jacques Lequeu, prince de l’échec
6 juin : Deux livres sur Léonard de Vinci
7 juin : « Le nu orientalisant » de Colette Juilliard, une critique par Malika Dorbani
8 juin : L’antiportrait, ou les mensonges du visage
10 juin : « Les pensées sont libres » (Kovi Konowiecki et Susan Hiller)
11 juin : Lisbonne culturel (guide Henry Dougier)
12 juin : Magritte, la ligne de vie
16 juin : Vasco Araujo, un artiste de paroles
17 juin : Antonello de Messine, peintre de regards, de sourires et de souffrances
18 juin : Banksy : la honte
19 juin : Artaud dessinateur
19 juillet : Préhistoire et modernité
20 juillet : Des femmes brutes
21 juillet : Messerschmidt et les têtes parlantes
22 juillet : Kiki Smith, corps, animaux et religion
23 juillet : Renouée : une histoire d’invasion, de colonisation, d’épuration
24 juillet : Kokoschka, l’enfant terrible devenu conformiste
25 juillet : Jiri Hanke, à la fois documentaire et conceptuel
26 juillet : La philosophie du désert (Driss Aroussi et Hassen Ferhani)
27 juillet : Face aux murs, de nouveau (Ernest Pignon-Ernest)*
28 juillet : Collection Lambert : des saints, des voiles, et une peintre
29 juillet : Dora Maar inattendue
30 juillet : Arles 1 : vue d’ensemble et premiers coups de coeur

  • article mis en avant sur le site lemonde.fr

Livres reçus (hors catalogues d’exposition visitées et services de presse spécifiques) :

  • Florence de Mèredieu, Antonin Artaud, Portraits et Gris-gris, Blusson, Paris, 1984/2008, 120 pages, en écho à mon billet sur un autre livre de dessins d’Artaud. Le premier livre de cette spécialiste d’Artaud sur l’artiste, écrit en 1980-81, ici en édition révisée, avec deux nouveaux textes, « Artaud / Balthus » et « Artaud / Graffiti ». Un texte plus dense et plus critique : il suffit de lire les titres de chapitres pour le voir, « Une peinture du vide », « L’aventure plastique », « Histoire de l’art et primitivité », « Entre abstraction et figuration », « Figurer l’infigurable » (mon préféré), « L’écorché pictural », « L’autophagie créatrice », « L’effacement du visible ». Avec sept courts textes de Artaud, et de nombreux hors-textes en couleurs (en tout76 illustrations).
  • To Lose your Head (Idols), (catalogue du pavillon catalan à la Biennale de Venise), Tenov, Barcelone, 2019, sous la direction du commissaire Pedro Azara, en anglais et en catalan, 192 pages, en écho à mon billet sur le livre sur les idoles, et en particulier à mon éloge du texte du même Azara dans ce livre. Comment les statues dans l’espace public, religieuses ou politiques, peuvent assumer un rôle actif, vivant dans la cité; avec les oeuvres de six sculpteurs.
  • Jean-François Chevrier, Bernard Réquichot, Zones sensibles, Flammarion, Paris, 2019, 272 pages. Réquichot, né en 1929, qui se suiicda à 32 ans la veille de son vernissage chez Daniel Cordier, est redécouvert miantenant, en partie grâce à cette galerie. une peinture pour l’essentiel abstraite, informelle, parfois hallucinante, souvent anatomique, biologique plutôt, mais aussi des dessins nerveux, comme automatiques, explosions ou spirales, une oeuvre que Chebrie repalce dans son contexte des années 60, Dado et Dubuffet en particulier. Certaines pièces faites de collages de photos de magazines (« Papiers choisis »), quelque part entre art brut et Dada.
  • Le monde d’après Thierry Girard, Lightmotiv, La Madeleine (59), 2019, 240 pages. Thierry Girard photographie les pays miniers du Nord, dans les années 80 en noir et blanc et aujourd’hui en couleur : des mêmes paysages, une déshérence urbaine, la pauvreté, des mineurs hier, des familles aujourd’hui d’origines marocaine, italienne, polonaise, les ducasses, les brocantes et les colombophiles. Et toujours l’omniprésence du terril (qui fut le crassier de mon enfance), hier encore fumant, aujourd’hui un peu verdi ou transformé en piste de ski artificiel. A partir d’un microcosme, Thierry Girard apporte un témoignage poignant sur la mort d’une région.

Sommaire janvier février 2019 et livres reçus

en espagnol

8 articles ce bimestre

2 janvier  : Livre sur l’art brut (pas que Dubuffet)
15 janvier : Livre sur Bruegel, au-delà du visible
4 février  : Waiting (Beckett & autres)
11 février : Un vide dans l’image (Manuel Casimiro)
18 février : Des Roumains à Paris
22 février : Les Jeux de Jacqueline de Jong
23 février : Photo africaine à Amsterdam, et l’inspiration du Nonce
25 février : Les images d’images de Luigi Ghirri

 

Livres reçus (hors catalogues d’exposition recensée)

Daniel MarchesseauDiego Giacometti, Sculpteur de meubles, Editions du Regard, 2018 : sur le petit frère, resté dans l’ombre, une monographie très complète sur son travail de créateur de meubles : symbolique animale, dépouilement des formes (lui aussi) et la merveilleuse chambre à livres de Marc Barbezat (l’éditeur de Jean Genet), dont je rêverais (mais elle est partie au Japon). Lire ici et .

Digital after love. Que restera-t-il de nos amours ?, Actes Sud, 2019. Photographies de Oan Kim, musique de Ruppert Pupkin (aka Emmanuelle Destremau), Prix Swiss Life à 4 mains, avec un CD et un petit encart amoureux à demi effacé; des traces, une archéologie amoureuse. Lire ici.

Silvi SimonChimie lumineuse, Galerie Yves Iffrig et Editions In Extremis, 2018 : chimigrammes (y compris sur films), et installations immersives (cinéma élargi; voir Burstscratch) de cette photographe expérimentale. Texte de Dominique Païni.

Jean-Daniel BaltassatLa Tristesse des femmes en mousseline, Calmann-Lévy, 2018. Un roman à trois niveaux (ou plus, peut-être) : Paul Valéry en 1940/45, misanthrope solitaire apostrophé par une Cassandre dans une exposition de Berthe Morisot (elle lui demande comment on peut encore jouir de la beauté, de l’art par ces temps d’horreur), accueillant une Juive rescapée et se remémorant sa jeunesse; Paul Valéry à 25 ans, jeune écrivain plein d’admiration, rencontrant Mallarmé, Degas (superbe portrait de Degas), Régnier et … Berthe Morisot; et un carnet de Berthe Morisot, que Mallarmé fait lire à Valéry, qui, à lui seul fait 130 des 330 pages du roman, et qui parle d’excès d’amour et de son amour pour Edouard Manet (elle épousera Eugène, son frère). Fiction fort bien informée, fort bien construite, où tout tourne autour de cet « excès d’amour » et d’une aquarelle « Lisière, Forêt de Fontainebleau, août 1893 », mais aussi de la possibilité de l’art après Auschwitz. De Baltassat, j’avais adoré Le Valet de peinture, van Eyck et la virginité de l’Infante Isabel de Portugal; je vais me plonger dans ses autres romans. De Morisot je n’avais qu’une image convenue, « féminine » (écrasée par le machisme de l’histoire de l’art, et des peintres eux-mêmes) qu’il est temps de revisiter : une peintre de lumière, et de mélancolie, au centre de cette avant-garde des années 1890, à voir bientôt, et dès maintenant. Lire ici et . Et regardez ça.

 

Sommaire juillet-octobre 2018, et livres reçus

en espagnol

22 billets en juillet, août et octobre (septembre fut un mois creux)

2 juillet   : Pieter Hugo, choses vues
28 juillet : L’exil des Batniji (Arles 1)
29 juillet : Deux funérailles (Arles 2) (Le train RFK & Castro)
30 juillet : Distribution des Prix (Arles 3)
30 juillet : Mes Prix Citron (Arles 4)
31 juillet  : Et encore quelques expositions (Arles 5 et fin)
1er août   : Trop ? (Joana Vasconcelos)
2 août      : Gilles Caron, un autre regard
3 août     : Fin de partie à la Maison Rouge
4 août     : L’envers du visible (Gordon Matta-Clark)
5 août     : Un tableau noir couvert de mots (Bouchra Khalili)
16 août    : Michael Biberstein, peintre du nuageux
12 octobre : Un Prix Marcel Duchamp post-colonial
13 octobre : Le visible et le lisible : les détournements de Brodsky
15 octobre : Une Biennale démissionnaire (1) (Sao Paulo)
16 octobre : Une Biennale démissionnaire (2)
20 octobre : Lynchage et crânes (Melvin Edwards et Douglas Gordon)
22 octobre : Une histoire de livres, et d’impossibilité de lire
23 octobre : Des femmes rebelles
24 octobre : Ypiranga, la rivière rouge
30 octobre : Pose et Variations : Rodin, Carpeaux, Dalou, …
31 octobre : Monsieur 5% : art, philanthropie et colonisation (Calouste Gulbenkian)

Quelques livres reçus (hors catalogues d’exposition):

  • Antibody, une monographie de Fabian Knecht, l’artiste qui « détruit pour créer », reprenant certaines des oeuvres que j’avais aimées il y a 3 ans et demi, toujours autour du feu, de la destruction, du dérangement (Kerber, Bielefeld, bilingue allemand-anglais); disponible à la galerie Christophe Gaillard.
  • L’Homme Photographique, de Michel Frizot (chez Hazan, 584 pages), un recueil de ses essais. Frizot est un historien de la photographie avec un regard différent de ses confrères plus « classiques »; à l’opposé de l’approche sentimentale d’un Barthes, il privilégie une dimension objective, en y incluant (ce qui est rare) une forte prise en compte de la technique (le premier essai du recueil, que j’avais lu en version anglaise dans une anthologie de James Elkins, s’intitule justement « Qui a peur des photons ? »). Je n’ai pas encore tout lu, mais il est opportun de retrouver ici des textes rares, éparpillés ici ou là, même si les introductions générale et de chaque section (Le dispositif photographique, L’opérateur et la prise de vue, Regards et regardeurs) auraient gagné, à mes yeux, à présenter sa pensée foisonnante de manière plus synthétique. J’y reviendrai un jour, ici ou ailleurs.
  • Au coeur de la création photographique, de Muriel Berthou Crestey (Ides et Calendes, Lausanne, 212 pages) est un recueil de 24 entretiens avec des photographes. Là non plus, je n’ai pas tout lu, mais d’abord celles des photographes de mon univers de recherche  (Patrick Bailly-Maître-Grand -trop courte-, Thibault Brunet, Joan Fontcuberta, Eric Rondepierre, Patrick Tosani) ou des amis (Susanna Pozzoli). Muriel Berthou Crestey a un vrai talent d’intervieweuse, et ces entretiens révèlent en effet les mécanismes de création, les stratégies de réalisation et de diffusion, le vocabulaire plastique et le dispositif photographique. Pour moi, qui suis un piètre intervieweur, c’est une ouverture passionnante.
  • Les Bibles de l’Antiquité à la Renaissance (Imprimerie Nationale / Actes Sud, 412 pages), un travail dirigé par Ambrogio Piazzoni et Francesca Manzari, est un superbe ouvrage présentant, à partir du fonds de la Bibliothèque apostolique vaticane, toutes les Bibles anciennes, depuis le texte grec du payrus Hanna jusqu’au psautier d’Alphonse V d’Aragon le Magnanime, qu’elles soient en grec, en latin, en copte, en arabe, en syriaque, en arménien, en géorgien ou en langues modernes; chaque bible est analysée, avec de superbes illustrations. La troisième partie présente les usages liturgiques des Bibles, leur étude, les « Bibles de poche » au 12/13e siècles, et leurs mécanismes de diffusion, du manuscrit au livre imprimé, pour conclure avec Gutenberg. Un domaine dont je ne suis nullement expert, mais un livre fascinant.

 

Sommaire juillet-août 2016

7 billets pendant ce bimestre estival

1er juillet : Le péché, la folie et le crime (Jérôme Bosch)
12 juillet : L’anti-Parr et autres scènes de guerre (Arles 1)
13 juillet : Une blancheur occultée (Arles 2) (Danila Tkachenko)
13 juillet : Distance ou empathie ? (Arles 3) (buto)
14 juillet : Un mec gonflé (Arles 4) (Ethan Levitas)
17 juillet : Des femmes (Arles 5)
29 août : Arles, suite et fin (6)

Parmi les livres reçus :
– un travail très complet de Nathalie Dietschy sur la représentation du Christ dans la photographie contemporaine, aux Editions Alphil (Neuchâtel), fruit d’une thèse très bien documentée, avec un corpus impressionnant, de Fred Holand Day à Andres Serrano;
– une revue nommée Revue, qui s’avère être une publication de Nicole Tran Ba Vang, détournant les codes des magazines de luxe et de mode.

 

Sommaire de juin 2016

6 articles ce mois-ci

1er juin : Interdire le Douanier Rousseau aux moins de 18 ans ?
3 juin    : Revisiter l’histoire de la photographie (1. Dibbets)
4 juin    : Revisiter l’histoire de la photographie (2. Elysée)
22 juin  : Passé colonial et Prix Photo Novo Banco
23 juin  : L’avenir du chimigramme (Gundi Falk)
28 juin  : Fieret et Tichy : à marginal, marginal et demi

Parmi les livres reçus (hors catalogues d’exposition vues) :

  • Rossella Bellusci, Luce Sola, Galerie Elizabeth Royer : le dernier livre de cette photographe qui travaille dans l’éblouissement, à la limite du visible;
  • Jérémie Lenoir, Nord, Editions Light Motiv : des vues aériennes des paysages nordistes, comme autant de compositions abstraites et d’énigmes verticales;
  • Patrick Wald Lasowski, Scènes du plaisir; la gravure libertine, Editions Cercle d’art : un bijou ! Un coffret rouge et noir offrant d’un côté un texte à la fois agréable et érudit de 250 pages sur la gravure libertine, et de l’autre un recueil de deux cents gravures remarquablement reproduites, pour la plupart du XVIIIe siècle, avec une joyeuse et éclectique diversité de polissonneries en tout genre. A acheter pour l’offrir sous le sapin de Noël. Et évidemment, je ne résiste pas au plaisir de vous offrir une image (une des plus sages…)
    Beauvarlet d'après Boucher, L'amour surpris dans son sommeil

    Beauvarlet d’après Boucher, L’amour surpris dans son sommeil

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