Fin de partie à la Maison Rouge

Tote bag

Au fil des années, même si je n’ai pas tout vu, je suis souvent allé à la Maison Rouge, qui va fermer dans moins de trois mois. J’ai compté 32 billets sur mon blog, et j’en oublie sans doute. Nous y avions organisé une rencontre de blogueurs en 2006, et, membre des Amis, j’y avais présenté avec succès le travail de Thu Van Tran, qui fut montré dans le patio. La grande majorité de mes critiques d’exposition furent positives, voire très positives. Ce fut particulièrement le cas pour les expositions d’un artiste (ou d’un collectif) : citons, sans ordre, Luc Delahaye , Steiner et Lenzlinger , Kudo , Sots Art , Patrick van Caeckenbergh , Gregor SchneiderBerlinde de Bruyckhere , Mika Rottenberg , Céleste Boursier-Mougenot , Pilar Albarracin , Stéphanie Solinas , Chiharu Shiota , Jean-Jacques Lebel , Henry Darger , Hervé di Rosa et, tout récemment, Ceija Stojka.

Critiques positives aussi pour les expositions de collections particulières : celles d’Arnulf Rainer , des Setari , de Silvio Perlstein (et un second billet), des Coppel et des Lemaître , ainsi que la collection de coiffes d’Antoine de Galbert, vue par moi comme l’anti-Quai Branly. J’ai été moins enthousiaste sur les présentations de scènes artistiques (Joburg oui, mais Winnipeg, non).

Les expositions sur lesquelles j’ai été le plus critique furent les expositions thématiques. Si j’ai plutôt apprécié Tous cannibales et Poussières , j’ai par contre jugé que d’autres avaient un thème trop ténu, trop anecdotique, et manquaient de liant et de substance : ce fut le cas des expositions sur les contre-cultures , sur les drogues, sur le néon, et sur le Théâtre du monde. Clairement, le maillon faible de la programmation.

J’ai donc été particulièrement déçu que cette belle aventure s’achève par la très faiblarde exposition sur l’envol (jusqu’au 28 octobre). Des oeuvres intéressantes, bien sûr, mais pas grand chose qui relie l’envol spirituel, l’ambition sociale, l’extase, le spiritisme et la drogue, la danse, le sport, la technologie, au-delà d’un jeu avec les mots, d’une analogie tirée par les cheveux, alors que plusieurs de ces sujets (et certains de ces artistes, Roman Signer, Fabio Mauri, Panamarenko) mériteraient une exposition en soi, une exposition réfléchie, argumentée et moins anecdotique. Dommage. Je préfère rester avec le souvenir de mon éblouissement devant Ceija Stojka.

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Z6399, le génocide ignoré

Ceija Stojka, Cadavres,, 2007, technique mixte sur toile, coll. Galbert

en espagnol

L’exposition de Ceija Stojka à la Maison Rouge (terminée le 20 mai) dérange d’abord parce qu’on a trop souvent dit « je ne savais pas », ou en tout cas « je n’étais pas conscient ». Ce génocide ignoré, qui eut tant de mal à être reconnu dans l’ombre de l’autre, ce génocide dont personne ne parlait, que nulle organisation, nul état a fortiori, ne mettait en avant, qu’en savons-nous ? Le nombre des morts nous vient-il immédiatement à l’esprit ? Le nom d’une jeune martyre est-il présent dans tous les esprits, et son Journal lu dans toutes les écoles ? Un mémorial a-t-il trouvé sa place dans toutes les mémoires ? Rien de tout cela. Aujourd’hui encore, nous en parlons si peu, nous y pensons si peu. Il y a six ans, quand j’étais à Berlin, il n’y avait qu’une baraque de chantier ceinte de grillages, là où devait être construit, non sans quelques imbroglios, le Mémorial à la mémoire des Roms et des Sintis exterminés par les nazis (finalement inauguré en octobre 2012).

Ceija Stojka, détail de Z6399, 1993, acrylique sur papier catrtonné

C’est pourquoi Ceija Stojka, matricule Z6399 tatoué sur son avant-bras, est tellement importante. Parce que là où les discours politiques n’ont quasiment rien dit, là où les livres d’historiens n’ont quasiment pas eu d’impact, là où les rares témoignages sont restés dans l’ombre, là où la mémoire a été orientée, obscurcie, seule une artiste ayant vécu ça peut bouleverser les esprits, elle seule peut changer le cours, non de l’histoire, mais de sa perception, et redonner de la justice, rétablir des équilibres, ressusciter la mémoire.

Ceija Stojka, ST (détail), 08/08/2002, acrylique et sable sur carton

Bien sûr, c’est l’art d’une autodidacte, un art naïf, expressionniste, au premier degré : les scènes joyeuses d’avant et d’après la guerre ne valent que par leurs couleurs gaies, leur contraste apaisé avec les images de la déportation, et nul n’y prêterait beaucoup attention hors contexte (ci-dessus un exemple de sa dévotion à la Vierge, qu’on retrouve dans l’exposition, statue parée de verroterie).

Ceija Stojka, ST, 15/03/2003, acrylique sur papier

Mais ces peintures ou dessins sur son expérience de déportée sont d’une force extraordinaire. Quand Zoran Music revisite ses cauchemars, quand Charlotte Salomon décline ses obsessions, Ceija Stojka nous livre un témoignage : elle dit, avec des mots simples, les peurs d’une enfant de dix ans, le réconfort de la présence maternelle, l’absence d’effroi face à la mort. Et c’est bien parce que ces sentiments sont simples et bruts, et parce qu’elle les revisite 40 ou 50 ans plus tard, que son oeuvre a autant de force. C’est bien parce qu’elle ne sait pas peindre que ses peintures nous sautent au coeur (ci-dessus une image des enfants cachés dans les hautes herbes pour échapper aux nazis, seuls leurs yeux apparaissent).

Ceija Stojka, Direction le crématorium, 08/09/2003, encre sur papier, coll. Galbert

L’oeuvre la plus impressionnante pour moi est celle- ci, une encre sur papier du 8 septembre 2003 titrée Direction le crématoire : les détenus n’y ont plus de visage, leurs corps ne sont plus que des traits, ce sont, disaient leurs compagnons, des musulmans, c’est-à-dire des hommes quasi morts. D’autres pièces ont la même fluidité, le même éloignement de la représentation : l’horreur ne peut être représentée, nous dit Stojka, mais seulement évoquée, par ces traits, ces ombres, ces fantômes. Nous ne saurons l’oublier.

Vue d’exposition Mondes Tsiganes, photographies anthropométriques

Pour compléter cette expérience, il faut aller au Musée de l’Immigration (jusqu’au 26 août) : il est certes ambigu de considérer les Roms ou Tsiganes comme des immigrés (immigrés de l’intérieur ? peuple sans frontières). Mais d’une part, on y voit la remarquable exposition de Mathieu Pernot sur les Gorgan montrée l’été dernier à Arles (c’est un sujet cher à Pernot) et d’autre part le musée a préparé une exposition historique sur les Tsiganes en France. Elle est fort bien faite et permet de sortir des clichés habituels. Il y est question de racisme et de surveillance, d’internement et de rejet. C’est infiniment meilleur que la désastreuse exposition au Grand Palais il y a six ans. On y retrouve Atget, Kertesz, Denise Bellon et Moholy-Nagy.

Matéo Maximoff, pages d’un album, famille et amis, 1960-80

Mais c’est un regard sur les Tsiganes, pas, ou si peu, un regard des Tsiganes sur eux-mêmes. A part quelques photos de famille prises par des amateurs (Pernot inclut aussi celles des Gorgan), comme celles de la famille Demitro à Halifax, il n’y a ici que deux photographes tsiganes témoignant sur leur propre peuple : l’écrivain et photographe Matéo Maximoff (1917-1999, fils d’un rom russe et d’une manouche française; l’artiste, boxeur et garde du corps de Malraux Gérard Gardner écrivit sa biographie) et Payo Chac (Jacques Léonard, 1909-1995, Gitan français établi à Montjuic par amour pour Rosario Amaya; ci-dessous). La photographie, qui fut instrument de leur répression (avec les livrets de voyage) reste un outil de domination, pas encore réapproprié par les Tsiganes eux-mêmes.

Jacques Léonard, Nuit de la Toussaint au quartier de Montjuic, vers 1956

Qu’il y ait aujourd’hui, en France et ailleurs, un racisme fort envers les Roms, qu’ils restent en marge d’une société réticente à les accepter et à les intégrer dans leur identité propre, est, je pense, une évidence. Deux expositions, aussi excellentes soient-elles, ne vont pas changer cet état de choses qui subsiste, en fait, au fond de chacun de nous : sortant de la Maison Rouge et rencontrant dans les couloirs du métro de jeunes Tsiganes mendiant, nous sentons-nous moins importunés ? plus compréhensifs ? J’en doute.

Excellent catalogue sur Ceija Stojka

Photos de l’auteur, excepté la 3ème

Nostalgie post soixante-huitarde

Michel Journiac, Hommage au putain inconnu, 1973, ph. Thierry Ollivier

en espagnol

Bien sûr, l’exposition sur les contre-cultures de 1969 à 1989, ironiquement titrée L’Esprit français (jusqu’au 21 mai à la Maison Rouge) plait à quiconque a vécu ces années là et y revit élans nostalgiques et regrets de n’avoir point connu alors ceci et cela. On y fait étalage d’idéalisme et de nihilisme, d’humour et de tragique, d’insolence et d’hédonisme, et chacun s’y retrouve, que ce soit les vieillards ressassant leurs aventures ou les plus jeunes rêvant de ces moments utopiques de liberté. De ce point de vue là, que je qualifierais de « marketing », c’est une exposition fort réussie. Qui peut rester indifférent devant cette chronologie allant de Gabrielle Russier à la chute du Mur de Berlin, en passant par la loi Veil, la mort de Mesrine et l’élection de Tonton ? Qui ne passerait des heures à regarder ces fanzines oubliées, ces BDs datées, à écouter ces chanteurs disparus ?

Pierre et Gilles, Marie-France, 1980

Ceci fait donc une exposition essentiellement documentaire, près du réel, sans grande distanciation. Rares sont les pièces qui, artistiquement, résistent à l »épreuve du temps : Journiac est pratiquement le seul à sortir grandi de cette exposition, avec sans doute aussi Molinier et Pommereulle (plus l’installation sobre et déjantée de Claude Lévêque au sous-sol). Mais 95% des pièces présentées n’ont plus de valeur que documentaire, traduisant certes bien une époque, mais n’ayant guère plus d’épaisseur qu’une feuille de papier à cigarette : Jean Yanne, Copi, Coluche, Topor, etc. ne pèsent plus guère que par les souvenirs datés que nous en avons. Et ce portrait par Pierre et Gilles de la trans Marie-France en est l’exemple le plus flagrant, oeuvre facile et fade reprise partout.

Photos de la Marche des Beurs (marche pour l’égalité et le racisme, 15 octobre – 3 décembre 1981)

Donc acceptons cette exposition comme une exposition documentaire et non esthétique. Alors, on peut questionner les parti-pris des commissaires, leurs choix terriblement parisiens (Ah, tout un mur pour le Palace..), leur vision étroite depuis un certain microcosme, celui dans lequel ils s’inscrivent délibérément. Les thèmes, trop nombreux, sont à peine survolés, chacun dans sa section dédiée : allez, un peu de féminisme, un zeste de radios pirates, trois mots d’école alternative (plutôt bien d’ailleurs).. Et, nécessairement, on voit alors les manques, les impasses : la province, quasi absente; les cités, vues d’un point de vue purement technique, urbanistique; les populations issues de l’immigration, vues à travers le seul prisme de la Marche des Beurs (bien vite récupérée par ceux qui nous ont conduit là où nous sommes aujourd’hui, entre parenthèses).Et aucune dimension internationale : restons entre nous.

Lire Maxence Alcalde, plus éloquent que moi sur  les lacunes de cette exposition.

Photos 1 & 2 courtesy de la Maiosn Rouge; photo 3 de l’auteur

Hervé Di Rosa, Magicien du Monde à lui tout seul

Hervé Di Rosa, Dirosapocalypse, 1984, 4x8m; collection de figurines au 1er plan

Hervé Di Rosa, Dirosapocalypse, 1984, 4x8m; collection de figurines au 1er plan

en espagnol

Vous avez parfaitement le droit de ne pas aimer le travail d’Hervé Di Rosa, de le trouver trop coloré, trop kitsch, de mauvais goût, trop loin des codes esthétiques contemporains, de le traiter de « pipicacaboudin » comme Artpress le fit en avril 1982 dans son nº 58 (34 ans et demi plus tard, un cahier entier du numéro 437 est consacré à Di Rosa [1] et Catherine Millet y parle de « formes artistiques que la modernité avait oubliées dans son négatif », jolie formule de contrition …), vous avez le droit de ne le voir qu’à travers le prisme de la Figuration Libre (1979-1985 seulement) et rien d’autre, vous avez le droit de mépriser son art et tout ce qui l’entoure, ce qu’il nomme les arts modestes, et de ne jurer que par les canons de XXX [je vous laisse choisir le nom du critique, de l’esthéticien ou de l’artiste à mettre là, ils sont pléthore], vous avez le choix de la condescendance, de l’étroitesse d’esprit et des œillères de classe et de caste, vous avez le choix de ne pas aller voir son exposition à la Maison Rouge (jusqu’au 22 janvier), et, si c’est là votre choix, je vous plains.

Hervé Di Rosa, Lavie des pauvres, 1993

Hervé Di Rosa, Lavie des pauvres, 1993

Non que je sois un inconditionnel de l’exubérance, de la joie éclatante, débordante et drolatique de ses tableaux, de ses hurlements visuels déchaînés, de ses formes mutantes. Je dois dire que, plastiquement, dans toute l’exposition, c’est son œuvre la plus sombre, la plus grise, la plus déprimante que j’ai préférée : un long couloir titré « La vie des pauvres », qu’il faut traverser anxieusement, entouré de trognes tragiques et de paysages délabrés, évoquant plus Reiser que Matisse. Ici et là, aussi, des scènes guerrières, une aquarelle d’un immeuble bombardé de Sarajevo ou de Gaza, une céramique portugaise de djihadistes (en bas), … Même le tuk-tuk récupéré à Manille prend ici une dimension plus grave.

Hervé Di Rosa, Carte de l'art modeste, 2007

Hervé Di Rosa, Carte de l’art modeste, 2007

Mais là n’est pas la raison ; pour moi, il y a, dans cette exposition, deux choses uniques qui, au delà des pièces présentées, amènent le visiteur à s’interroger : le rapport à la collection d’art modeste, et le Tour du Monde. Di Rosa est collectionneur depuis toujours, de BD, de jouets, de disques, de figurines, de statuettes ; ce qu’il a nommé les arts modestes (avec aujourd’hui le Musée international des arts modestes, ou MIAM, à Sète) est fait de productions industrielles ou artisanales que nous voyons tous les jours, mais que nous ne regardons pas, ou alors avec condescendance. C’est notre regard, dit-il, qui les rend modestes, que ce regard soit simplement ému et nostalgique ou qu’il s’intéresse davantage à l’univers des formes. Quelques cartes murales les situent tant bien que mal, par rapport aux beaux-arts, à l’art brut ou naïf, mais ce n’est pas tant cela qui compte que, en effet, l’attention que nous leur portons. Dans Artpress, justement, deux anthropologues (Brigitte Derlon et Monique Jeudy-Ballini) portent un regard analytique sur les arts modestes, écrivant que comme Dubuffet avait fait émerger l’art brut hors du regard des aliénistes, Di Rosa a fait surgir les arts modestes de l’indifférence banale du quotidien. Omniprésents, ils n’ont ni intentionnalité critique, ni souci institutionnel.

Collection Hervé Di Rosa

Collection Hervé Di Rosa

Et donc on voit ici l’interaction entre l’œil et la main de l’artiste, entre sa collection et son œuvre, entre les images – multiples et banales – qu’il découvre et respecte, et celles – uniques et muséifiées- qu’il peint ou modèle ; comme un détournement de la reproductibilité chez Benjamin, comme une ré-auratisation du multiple. Nulle ironie condescendante de sa part, nul mépris (à la différence de Jeff Koons, par exemple), nulle supériorité, mais une inspiration, une fusion, une interaction, au point que parfois, on ne sait si telle statuette a été chinée aux Puces ou si elle sort de ses mains.

Hervé Di Rosa, Check-point, Israël,2011

Hervé Di Rosa, Check-point, Israël,2011

Le Tour du Monde, ensuite : l’exposition s’ouvre sur une planche de Di Rosa à 23 ans, bourlinguant, dessinant, puis revenant chez lui, et il n’a cessé de voyager depuis, 19 étapes, la dernière étant Lisbonne, aujourd’hui. Si quelques-unes de ces étapes (quatre, sauf erreur) sont plus « sèches » et ne donnent lieu qu’à des peintures, faute d’une empathie plus forte avec la scène locale (ainsi ce mirador de check-point, dans un lieu qui ne laisse guère de place à sa forme de partage et de générosité), la plupart ont été pour lui l’occasion de se confronter aux techniques locales de représentation et de fabrication des images et de dialoguer avec elles, sans distinction entre art et artisanat.

Hervé Di Rosa, Virgen del arte contemporanea, Séville, 2013

Hervé Di Rosa, Virgen del arte contemporanea, Séville, 2013

On a ainsi des fonds d’or d’icônes bulgares (la 1ère étape, en 1993), des enseignes ghanéennes, des tissus cousus « appliqués » béninois, une peinture éthiopienne sur peau de zébu, des peintures a fresco corses, des laques vietnamiennes, des vanneries en gaines plastiques de câble téléphonique sud-africains, des ex-voto mexicains, des bronzes à la cire perdue camerounais, des compositions en sequins de Miami, des peintures sous verre tunisiennes, des parures brodées de Vierges sévillanes (dotées de multiples yeux verticaux), et des céramiques portugaises, j’en oublie sans doute.

Collection Hervé Di Rosa

Collection Hervé Di Rosa

A chaque fois, Di Rosa apprend la technique locale lors de voyages ou de séjours et, pour lui, la technique crée l’image, elle transforme son travail, le fait créer des images nouvelles, différentes, des « œuvres-carrefours ». Il est sans doute unique dans cette boulimie de découvertes, d’apprentissages, de co-création et d’appropriation : un magicien du monde à lui tout seul.

Hervé Di Rosa, céramique, Portugal, 2016

Hervé Di Rosa, céramique, Portugal, 2016

Donc, vous avez le droit de ne pas aller voir le travail d’Hervé Di Rosa, mais ensuite ne vous plaignez pas si vous vous desséchez sur pied, privé d’eau et d’oxygène.

[1] Mais la conversion est parfois douloureuse : le philosophe Gilles A. Tiberghien disserte fort doctement des cartes de Di Rosa et les absorbe dans son univers savant, mais il ne sait pas ce qu’est une « action figure » (p.XXIX)

Photos de l’auteur